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13 juin, 2008

 

Arganier III. Suite et fin


Arganier grand-mère je reviens extraire une rage, rendre une larme, et nouer une cordelette. Elle est fragile l’amarre je sais, mais ça porte bonheur. Il parait.
Le fil rouge sang est de grand-mère figure toi. Elle tenait un jardin de songes, de pleures et de trésors. "L’kdib-n-bariz" son bien cach
é de mystère.

J’en ai vu des foulards à Paris mais jamais de mes errances je n’ai vu d’aussi vif, de si satin, et de si huant. Différent à expliquer, Molière ne portait pas berbère.

Elle ne l’a jamais porté le foulard grand-mère. Veuve au septième enfant d’un héro des champs elle n’a pas eu le temps. Il fallait cultiver la foi pour nourrir tout ces enfants.
Peu importe l’incisif des dents, c’est la tension de l’anus qui craque la noix fiston! Apprenait l’écureuil à ses rejetons.

Puis il ya eu les sauterelles et tous ces vents.

L’endroit ne reconnait plus son enfant. J’ai dû faire le chemin à l’envers ou alors je ne suit pas le temps. Rôtir du garbanzo au soleil brulant des Zagora n’a rien de doux comme souvenir. Puis ça donne des poux de corps si vous voyez ce que je veux dire.

Retiens-moi arganier des amants, des fantassins des mines de charbon, des épiceries, des manèges de morts de leur vivant. Où sont donc passés nos enfants?

Des Ait Baamran il ne reste plus que des poupons qui déchirent les rues pour saisir le néant. Je les ai ouï chanter en barbouzes en zombis qu’ils n’ont plus rien et qu’ils n’ont qu’un seul sultan. Si Dieu passait par là!
Les cavaliers d’entre eux se louent en fantasias et tirent du blanc au bonheur de haaa..de ooouuu.. de quelques cons. Parisiens, comme moi tiens.

Les veuves se sont rasées le crane, vendu du poile pour subvenir à des besoins. Le foulard c’est pour barder du vagin, allez chercher les pourquoi dans le comment des règles et de la concordance des temps.

Le veuf a vendu, les enfants, la langue, les lettres, la chaire, et nos juifs d’antan. Des récoltes sans pépins c’est tellement convenant. Rien à semer, rien à cultiver, rien à dire, rien à faire, rien à réfléchir. Tout viendra de là-bas. Prions. Chacun a son rabat.

J’arrête.

Dur à chier un arganier, ramassez moi.

Ça.


Commentaires:
-Différent à expliquer, Molière ne portait pas berbère.-

waw! si ce n'est pas de la sculture du mot et du sentiment qu'est ce que c'est?
je n'ai jamais lu pareil
puis-je avoir un email?
 
anonyme-> les maux sont dur @ sculpter.

Je n'ai pas d'email publique en ce moment, mais tu peux toujours essayer tes questions ici si t'en a.

Moh
 
Bonjour,

Je me permets de t’adresser une petite invitation pour participer à l’initiative internationale du quatrain, oui je sais le mot international et de trop mais je n’ai pas m’empêcher d’en rajouter un peu. Quoi qu’il en soit, l’idée est simple, si l’aventure t’intéresse, envoie moi quatre vers de poésie, quelque soit, le thème ou la langue choisis que je me ferai un plaisir de publier. L’idée de fond est de créer un petit mouvement créativo-littéraire, une sorte de recette à la « nayda » où le plaisir de partager reste au centre et en croisant les doigts pour que ça prenne. Je te laisse mon email : bekouchi@hotmail.com et le nom de mon blog : http://9afia.blogspot.com
 
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